Désignation obligatoire
Toute entreprise de 50 salariés et plus doit désigner un référent alerte. Il peut s'agir d'un salarié, d'un service dédié, ou d'un prestataire externe.
Loi Sapin II & Loi Waserman
La France a été précurseur avec la Loi Sapin II en 2016, et la Loi Waserman de 2022 l'a mise en pleine conformité avec la Directive UE sur les lanceurs d'alerte. Comprenez vos obligations et comment vous conformer avec un canal de signalement sécurisé et confidentiel.
Dernière vérification : 7 octobre 2026
Aperçu
La Loi Sapin II du 9 décembre 2016 (loi relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique) a été la première loi française à imposer aux grandes entreprises la mise en place d'un dispositif de signalement pour les lanceurs d'alerte. La Loi Waserman du 21 mars 2022 est venue renforcer ce dispositif en transposant la Directive UE 2019/1937, étendant l'obligation à toutes les entreprises de 50 salariés et plus, et renforçant la protection des lanceurs d'alerte.
Champ d'application
Depuis la Loi Waserman de 2022, toutes les personnes morales de droit privé ou de droit public d'au moins 50 salariés doivent établir une procédure de recueil et de traitement des signalements émis par les lanceurs d'alerte. Les entreprises de moins de 50 salariés sont exemptées, sauf si elles appartiennent à un groupe ou opèrent dans un secteur réglementé. Les communes de plus de 10 000 habitants sont également concernées.
Rôle clé
La loi française impose la désignation d'un « référent alerte » — une personne ou un service chargé de recevoir et traiter les signalements. Ce rôle, propre au droit français, va au-delà de la simple obligation européenne de disposer d'un canal interne.
Toute entreprise de 50 salariés et plus doit désigner un référent alerte. Il peut s'agir d'un salarié, d'un service dédié, ou d'un prestataire externe.
Le référent doit disposer de l'autonomie et des moyens nécessaires pour exercer sa mission en toute impartialité, sans crainte de représailles.
Le référent doit être formé à la réception et au traitement des signalements. La CNIL recommande une formation spécifique sur la confidentialité et la protection des données.
Obligations
Mise en place d'une procédure de recueil et de traitement des signalements, accessible à tous les salariés, collaborateurs extérieurs et occasionnels.
L'identité du lanceur d'alerte, des personnes visées et des tiers mentionnés doit être strictement confidentielle. Toute divulgation est sanctionnée pénalement.
Conformément à la directive UE, le lanceur d'alerte doit recevoir un accusé de réception dans un délai de 7 jours ouvrés à compter de la réception du signalement.
Le lanceur d'alerte doit être informé des mesures envisagées ou prises pour évaluer l'exactitude des allégations et, le cas échéant, y remédier, dans un délai de 3 mois.
La loi française interdit toute forme de représailles (licenciement, sanction, discrimination, etc.) et renverse la charge de la preuve : c'est à l'employeur de prouver l'absence de lien avec le signalement.
Les données relatives aux signalements doivent être conservées uniquement le temps nécessaire et proportionné à leur traitement, dans le respect du RGPD et des recommandations de la CNIL.
Ce qui ne suffit pas
Six dispositifs que nous voyons régulièrement — et qui ne satisfont pas aux exigences de la Loi Sapin II, de la Loi Waserman ou de la CNIL.
Sans authentification forte, sans chiffrage, et sans restriction d'accès : impossible de garantir la confidentialité de l'identité du lanceur d'alerte, qui est protégée pénalement.
Si personne n'est nommé pour recevoir, accuser réception et traiter, la procédure n'existe pas au sens de la loi. Un référent alerte doit être désigné par son nom.
Conflit d'intérêts structurel. La loi exige que le référent et la chaîne de traitement soient indépendants de la hiérarchie directe concernée par l'alerte.
Le délai est imposé par la Directive UE et transposé par la loi Waserman. Un formulaire qui ne répond pas automatiquement est non conforme, même si vous traitez rapidement les signalements.
La CNIL recommande une conservation proportionnée à la procédure d'enquête, et la traçabilité doit être maintenue pour les besoins d'audit et de défense en justice. Destruction précipitée = preuve perdue.
Les élus du CSE et la direction ne sont pas les premiers destinataires d'une alerte. Le canal interne doit être l'entrée, pas le relais hiérarchique. Cette confusion expose aussi à la divulgation de l'identité du lanceur.
Calendrier
9 décembre 2016 : adoption de la Loi Sapin II, imposant aux entreprises de 500 salariés et plus un dispositif de signalement. 21 mars 2022 : adoption de la Loi Waserman, transposant la Directive UE 2019/1937 et abaissant le seuil à 50 salariés. 1er septembre 2022 : entrée en vigueur des nouvelles obligations pour les entreprises de 50 à 249 salariés. 17 décembre 2023 : date limite pour les États membres — la France était déjà en conformité grâce à la Loi Waserman.
Spécificités
La France est allée au-delà des exigences minimales de la Directive UE sur plusieurs points. Voici les principales spécificités du droit français.
Obligation unique en Europe : désigner nominativement un référent chargé de la procédure de signalement, avec des garanties d'indépendance et de formation.
La loi française protège non seulement les salariés, mais aussi les candidats à un emploi, les anciens salariés, les actionnaires, les stagiaires, et les collaborateurs extérieurs.
Toute entrave au signalement ou représailles contre un lanceur d'alerte est passible de sanctions pénales, y compris des peines d'emprisonnement.
La CNIL publie des recommandations spécifiques sur la collecte et le traitement des données des signalements. Le Défenseur des droits peut être saisi en cas de difficulté.
Votre solution
Ashio est conçu pour fonctionner comme un canal de signalement interne pleinement conforme à la Loi Sapin II et à la Loi Waserman, avec toutes les garanties exigées par la CNIL et le RGPD.
Aucune collecte d'IP, de cookies ou d'empreinte numérique. L'identité du lanceur d'alerte est protégée par défaut, au-delà des exigences légales.
Le lanceur d'alerte reçoit une confirmation automatique dès la soumission. Vous respectez le délai légal sans aucune intervention manuelle.
Le tableau de bord vous alerte sur les signalements approchant de la limite des 3 mois. Aucun risque de dépassement de délai.
Chaque action est horodatée et enregistrée dans un journal infalsifiable, conforme aux exigences de la CNIL en matière de traçabilité.
Toutes les données sont hébergées dans des centres de données certifiés ISO 27001 en Suisse, conformément aux exigences du RGPD et aux recommandations de la CNIL.
Cadre de conformité
L'Agence française anticorruption (AFA) évalue les dispositifs anticorruption à travers huit piliers. La loi Sapin 2 impose aux entreprises concernées de les mettre en œuvre : c'est le référentiel utilisé lors des contrôles.
La direction s'implique personnellement et fixe une politique anticorruption écrite.
Identification et hiérarchisation des risques de corruption propres à l'activité et aux pays d'implantation.
Un code de conduite anticorruption intégré au règlement intérieur et diffusé aux collaborateurs.
Un canal d'alerte confidentiel permettant les signalements anonymes, accessible aux collaborateurs et aux tiers.
Formation régulière des dirigeants, des managers et des équipes exposées aux risques de corruption.
Procédure d'évaluation de l'intégrité des clients, fournisseurs, intermédiaires et partenaires.
Contrôles comptables destinés à détecter les paiements de corruption ou les contournements de règles.
Un dispositif de sanctions disciplinaires en cas de manquement, distinct du lancement d'alerte.
FAQ
La Loi Sapin II de 2016 concernait les entreprises de 500 salariés et plus. La Loi Waserman de 2022 a transposé la Directive UE 2019/1937 et abaissé le seuil à 50 salariés. Elle a également renforcé la protection des lanceurs d'alerte et élargi le cercle des personnes protégées.
Oui, la loi permet de confier le rôle de référent alerte à un prestataire externe. Ashio peut servir de canal de signalement externe tout en respectant toutes les obligations légales françaises.
Les sanctions peuvent inclure des amendes administratives, des sanctions pénales (notamment en cas d'entrave au signalement ou de représailles), et des dommages et intérêts. L'absence de procédure de signalement peut également entraîner des sanctions de la CNIL pour non-respect du RGPD.
La CNIL ne valide pas individuellement les dispositifs, mais elle publie des recommandations et des référentiels que votre procédure doit respecter. Ashio est conçu conformément à ces recommandations.
La loi française, comme la Directive UE, impose le traitement confidentiel et encourage — sans l'imposer strictement — le signalement anonyme. Ashio prend en charge les deux, avec une protection renforcée de l'anonymat.
Avec Ashio, votre canal de signalement peut être opérationnel en moins de 10 minutes. Il vous suffit de vous inscrire, de nommer votre organisation, de personnaliser votre formulaire et de désigner votre référent alerte dans vos paramètres.
L'article 17 de la loi Sapin II fixe les exigences de forme du canal de signalement : confidentialité stricte, accusés de réception dans les 7 jours ouvrés, retour d'information dans les 3 mois, protection contre les représailles et conservation des données pendant 3 ans minimum. Ashio est conçu pour satisfaire toutes ces exigences dès le premier jour.
Une cartographie des risques Sapin 2 identifie les processus exposés à la fraude et à la corruption : achats, ventes, RH, finance, R&D. Pour chaque processus, évaluez la probabilité et l'impact (1 à 5), puis priorisez les contrôles. Ashio propose un modèle de cartographie prêt à l'emploi, avec un guide de mise en œuvre pour chaque catégorie de risque identifiée.
Les entreprises employant au moins 500 salariés ou réalisant plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, ainsi que les entreprises qui leur sont liées, doivent mettre en place les mesures anticorruption prévues à l'article 17. En pratique, les filiales détenues directement ou indirectement à plus de 50 % héritent des obligations de leur société mère.
Oui, car les deux seuils ne visent pas la même obligation. Le dispositif interne de recueil des signalements est obligatoire dès 50 salariés (article 8), tandis que le seuil de 500 salariés ou 100 M€ de chiffre d'affaires conditionne le programme de conformité anticorruption de l'article 17. Une entreprise de 200 salariés doit donc bien disposer d'un canal d'alerte interne, même si elle n'est pas soumise au programme anticorruption complet.
La loi Sapin 2 (loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique) est le texte anticorruption français : elle impose aux entreprises dépassant certains seuils un dispositif anticorruption fondé sur les 8 piliers, protège les lanceurs d'alerte et crée l'Agence française anticorruption (AFA), qui contrôle ces dispositifs. Depuis 2022, les règles relatives à la protection des lanceurs d'alerte sont fixées par la loi Waserman.
Engagement de la direction, cartographie des risques, code de conduite, dispositif d'alerte interne, formation, évaluation des tiers, contrôle comptable et régime disciplinaire. Ces huit piliers constituent le référentiel utilisé par l'AFA lors des contrôles : le canal d'alerte (pilier 4) doit être opérationnel et accessible, y compris pour les alertes anonymes.
Oui dès lors qu'une entreprise du secteur dépasse les seuils (500 salariés ou 100 M€ de chiffre d'affaires, filiales liées incluses). Le secteur immobilier est exposé aux risques de corruption via les permis, les appels d'offres et les intermédiaires : le dispositif d'alerte interne doit couvrir ces flux.
Le texte officiel est publié sur Légifrance (loi n° 2016-1691). Pour une évaluation interne, notre questionnaire d'auto-évaluation Sapin 2 est disponible en PDF, avec la cartographie des risques et le dispositif d'alerte présentés sur cette page.
Non : la loi Sapin II (article 17) n'exige aucune certification de l'outil. Ce qu'elle exige, ce sont les propriétés du dispositif : confidentialité stricte de l'identité du lanceur d'alerte, accusé de réception sous 7 jours ouvrés, retour d'information sous 3 mois, protection contre les représailles et tenue d'un registre des signalements. Un audit ou un contrôle porte sur ces points, pas sur un label — un « certifié conforme à la loi Sapin II » n'existe pas. Ce que vous pouvez vérifier : le canal accepte-t-il les signalements anonymes, les deux délais sont-ils outillés et affichés, le registre est-il exportable pour un contrôle, et les traitements sont-ils documentés (base légale, durée de conservation, accès) au titre du RGPD. La certification au niveau européen est traitée sur la page consacrée à la directive 2019/1937.
En libre-service, c'est plus rapide et plus transparent qu'un projet d'intégration : Ashio se configure en quelques minutes — choix du tarif, diffusion du lien, gestion des dossiers dans le tableau de bord — l'interface existe en 18 langues et les dossiers sont chiffrés. Avant d'acheter, chez nous comme ailleurs, vérifiez cinq points : l'accusé de réception sous 7 jours ouvrés est-il outillé, le retour d'information sous 3 mois est-il suivi, la gestion des dossiers est-elle chiffrée de bout en bout, la langue de vos salariés est-elle disponible, et le prix est-il public plutôt que sur devis.
Depuis le 1er septembre 2022, la Loi Waserman (n° 2022-401) transpose la Directive UE 2019/1937 et a remplacé les dispositions de la Loi Sapin II relatives au lancement d'alerte. Seuil abaissé à 50 salariés, anonymat, référent alerte, délais de 7 jours / 3 mois.
Tout employeur de 50 salariés ou plus doit proposer un canal de signalement interne qui permet aux lanceurs d'alerte de signaler les violations du droit de l'Union européenne et de la loi française.
Le canal doit garantir la stricte confidentialité de l'identité du lanceur d'alerte, permettre les signalements anonymes, accuser réception dans les 7 jours ouvrés et fournir un retour d'information dans les 3 mois. Ashio fournit un canal conforme prêt à l'emploi, avec audit, multi-langues et hébergement suisse certifié ISO 27001.
La cartographie des risques Sapin 2 identifie les zones de votre organisation les plus exposées à la fraude, à la corruption et aux violations de la loi. Ashio propose un modèle de cartographie des risques conforme Sapin 2, avec une note de 1 (faible) à 5 (critique) et un guide de mise en œuvre pour chaque catégorie.
L'article 17 de la loi Sapin 2 (loi n° 2016-1691) impose au canal de signalement interne d'être confidentiel, d'accuser réception dans les 7 jours ouvrés et de fournir un retour d'information dans les 3 mois. Ashio satisfait toutes les exigences de l'article 17 : anonymat par défaut, accusé de réception automatique, suivi du cas, piste d'audit immuable et hébergement ISO 27001 en Suisse.
Évaluez en 10 minutes si votre organisation est conforme à la loi Sapin 2. Le questionnaire couvre les 7 exigences clés : canal de signalement, accusés de réception, protection des lanceurs, registre des signalements, durée de conservation, sanctions internes et formation du personnel. Téléchargez le questionnaire gratuit ci-dessous ou utilisez le canal Ashio prêt à l'emploi.
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Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis juridique. Pour toute question relative à vos obligations légales, veuillez consulter un avocat spécialisé en droit du travail ou en conformité.