Désignation obligatoire
Toute entreprise de 50 salariés et plus doit désigner un référent alerte. Il peut s'agir d'un salarié, d'un service dédié, ou d'un prestataire externe.

La France a été précurseur avec la Loi Sapin II en 2016, et la Loi Waserman de 2022 l'a mise en pleine conformité avec la Directive UE sur les lanceurs d'alerte. Comprenez vos obligations et comment vous conformer avec un canal de signalement sécurisé et confidentiel.
Aperçu
La Loi Sapin II du 9 décembre 2016 (loi relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique) a été la première loi française à imposer aux grandes entreprises la mise en place d'un dispositif de signalement pour les lanceurs d'alerte. La Loi Waserman du 21 mars 2022 est venue renforcer ce dispositif en transposant la Directive UE 2019/1937, étendant l'obligation à toutes les entreprises de 50 salariés et plus, et renforçant la protection des lanceurs d'alerte.
Champ d'application
Depuis la Loi Waserman de 2022, toutes les personnes morales de droit privé ou de droit public d'au moins 50 salariés doivent établir une procédure de recueil et de traitement des signalements émis par les lanceurs d'alerte. Les entreprises de moins de 50 salariés sont exemptées, sauf si elles appartiennent à un groupe ou opèrent dans un secteur réglementé. Les communes de plus de 10 000 habitants sont également concernées.
Rôle clé
La loi française impose la désignation d'un « référent alerte » — une personne ou un service chargé de recevoir et traiter les signalements. Ce rôle, propre au droit français, va au-delà de la simple obligation européenne de disposer d'un canal interne.
Toute entreprise de 50 salariés et plus doit désigner un référent alerte. Il peut s'agir d'un salarié, d'un service dédié, ou d'un prestataire externe.
Le référent doit disposer de l'autonomie et des moyens nécessaires pour exercer sa mission en toute impartialité, sans crainte de représailles.
Le référent doit être formé à la réception et au traitement des signalements. La CNIL recommande une formation spécifique sur la confidentialité et la protection des données.
Obligations
Mise en place d'une procédure de recueil et de traitement des signalements, accessible à tous les salariés, collaborateurs extérieurs et occasionnels.
L'identité du lanceur d'alerte, des personnes visées et des tiers mentionnés doit être strictement confidentielle. Toute divulgation est sanctionnée pénalement.
Conformément à la directive UE, le lanceur d'alerte doit recevoir un accusé de réception dans un délai de 7 jours ouvrés à compter de la réception du signalement.
Le lanceur d'alerte doit être informé des mesures envisagées ou prises pour évaluer l'exactitude des allégations et, le cas échéant, y remédier, dans un délai de 3 mois.
La loi française interdit toute forme de représailles (licenciement, sanction, discrimination, etc.) et renverse la charge de la preuve : c'est à l'employeur de prouver l'absence de lien avec le signalement.
Les données relatives aux signalements doivent être conservées uniquement le temps nécessaire et proportionné à leur traitement, dans le respect du RGPD et des recommandations de la CNIL.
Calendrier
9 décembre 2016 : adoption de la Loi Sapin II, imposant aux entreprises de 500 salariés et plus un dispositif de signalement. 21 mars 2022 : adoption de la Loi Waserman, transposant la Directive UE 2019/1937 et abaissant le seuil à 50 salariés. 1er septembre 2022 : entrée en vigueur des nouvelles obligations pour les entreprises de 50 à 249 salariés. 17 décembre 2023 : date limite pour les États membres — la France était déjà en conformité grâce à la Loi Waserman.
Spécificités
La France est allée au-delà des exigences minimales de la Directive UE sur plusieurs points. Voici les principales spécificités du droit français.
Obligation unique en Europe : désigner nominativement un référent chargé de la procédure de signalement, avec des garanties d'indépendance et de formation.
La loi française protège non seulement les salariés, mais aussi les candidats à un emploi, les anciens salariés, les actionnaires, les stagiaires, et les collaborateurs extérieurs.
Toute entrave au signalement ou représailles contre un lanceur d'alerte est passible de sanctions pénales, y compris des peines d'emprisonnement.
La CNIL publie des recommandations spécifiques sur la collecte et le traitement des données des signalements. Le Défenseur des droits peut être saisi en cas de difficulté.
Votre solution
Ashio est conçu pour fonctionner comme un canal de signalement interne pleinement conforme à la Loi Sapin II et à la Loi Waserman, avec toutes les garanties exigées par la CNIL et le RGPD.
Aucune collecte d'IP, de cookies ou d'empreinte numérique. L'identité du lanceur d'alerte est protégée par défaut, au-delà des exigences légales.
Le lanceur d'alerte reçoit une confirmation automatique dès la soumission. Vous respectez le délai légal sans aucune intervention manuelle.
Le tableau de bord vous alerte sur les signalements approchant de la limite des 3 mois. Aucun risque de dépassement de délai.
Chaque action est horodatée et enregistrée dans un journal infalsifiable, conforme aux exigences de la CNIL en matière de traçabilité.
Toutes les données sont hébergées dans des centres de données certifiés ISO 27001 en Suisse, conformément aux exigences du RGPD et aux recommandations de la CNIL.
FAQ
La Loi Sapin II de 2016 concernait les entreprises de 500 salariés et plus. La Loi Waserman de 2022 a transposé la Directive UE 2019/1937 et abaissé le seuil à 50 salariés. Elle a également renforcé la protection des lanceurs d'alerte et élargi le cercle des personnes protégées.
Oui, la loi permet de confier le rôle de référent alerte à un prestataire externe. Ashio peut servir de canal de signalement externe tout en respectant toutes les obligations légales françaises.
Les sanctions peuvent inclure des amendes administratives, des sanctions pénales (notamment en cas d'entrave au signalement ou de représailles), et des dommages et intérêts. L'absence de procédure de signalement peut également entraîner des sanctions de la CNIL pour non-respect du RGPD.
La CNIL ne valide pas individuellement les dispositifs, mais elle publie des recommandations et des référentiels que votre procédure doit respecter. Ashio est conçu conformément à ces recommandations.
La loi française, comme la Directive UE, impose le traitement confidentiel et encourage — sans l'imposer strictement — le signalement anonyme. Ashio prend en charge les deux, avec une protection renforcée de l'anonymat.
Avec Ashio, votre canal de signalement peut être opérationnel en moins de 10 minutes. Il vous suffit de vous inscrire, de nommer votre organisation, de personnaliser votre formulaire et de désigner votre référent alerte dans vos paramètres.
Activez votre canal de signalement conforme à la Loi Sapin II et à la Loi Waserman en quelques minutes. Signalement anonyme, accusé de réception sous 7 jours, et journal d'activité — tout inclus.
Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis juridique. Pour toute question relative à vos obligations légales, veuillez consulter un avocat spécialisé en droit du travail ou en conformité.